LES CHATEAUX
Lapalisse :
Château de La Palice (XIIème – XVème – XVIème, MH*): la résidence du célèbre Maréchal de France est construite en bordure de la Besbre, et a subit de multiples modifications au cours des siècles. Le château est, depuis 1430, la propriété de la famille de Chabannes. Cette demeure propose de nombreux joyaux. Le plafond du salon doré, du XVIème, de style renaissance, est considéré comme unique en Europe. Il est composé de losanges de bois parfaitement symétriques, peints et dorés à la feuille. Ce salon présente également des tapisseries du XVIème. Dans le grand salon, sur la cheminée du XVIème, apparaissent les armes des Chabannes. De nombreux souvenirs sont à découvrir au cours de la visite guidée du château.
La chapelle (XVème, MH*) où repose la famille de Chabannes depuis 1453, de style gothique flamboyant, accueille le gisant (XVème) de Jacques 1er de Chabannes et de sa femme, Anne de Lavieu.
Le château accueille également une exposition d’une collection unique consacrée aux drapeaux des nations. De nombreux drapeaux ont été offerts à M. l’Abbé Legros par des chefs d’états. Ils représentent les peuples de tous les continents et de toutes les religions. Aujourd’hui, la collection ne cesse de grandir grâce à « l’association du souvenir de M. l’Abbé Deret ».
Visites guidées tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h du 1er avril au 1er novembre, visite libre du parc. tel: 04.70.99.37.58
Monsieur de La Palice : Les Vérités.
Le petit-fils de Jacques Ier, Jacques II, demeure le plus connu de la famille. De Saint-Aubin-du-Cormier en Bretagne où il fit ses premières armes jusqu’à Pavie, il consacra sa vie au service de son roi, sa réputation de bravoure et d’équité le firent considérer, à l’égal de Bayard dont il était l’ami, comme l’un des hommes le plus remarquable de son temps ; grand maître et fait maréchal de France par François 1er, il périt en 1525 à Pavie où le roi, malgré ses avis, avait engagé la bataille. En effet, il fut fait prisonnier ; mais il s’éleva une contestation au sujet de sa capture entre un italien et un espagnol. L’espagnol, à bout d’arguments, déchargea son arquebuse dans la poitrine du vieux guerrier. Sa fin tragique laissa d’unanimes regrets et des œuvres contemporaines célèbrent à l’envie l’homme d’honneur disparu. La complainte populaire la plus célèbre rapportée par les troupes de retour d’Italie était celle-ci :
« Hélas La Palice est mort.
Il est mort devant Pavie
Hélas s’il n’était pas mort
Il ferait encore envie. »
Erreur ou malice, ce dernier vers devient bientôt :
« Il serait encore en vie. »
Cette naïveté fort déplaisante pour la mémoire de Jacques II fut relevée au début du XVIII ème par un académicien, Bernard de la Monnoye, qui en fit une chanson composée de 51 quatrains : « Les vérités de La Palice » ou « Les Lapalissades » étaient nées. A quoi tient la renommée d’un homme : sans cette caricature, La Palice serait sans doute oublié grâce à elle, ce nom est connu de tous. Reste qu’il convient de rappeler qu’il fut l’un des plus grands et honnêtes hommes de son temps.
CHATEAUX PRIVES
non ouvert à la visite
Andelaroche :
Château de Gléné (XVème) : situé au bord du Balavan, il n’en subsiste aujourd’hui qu’une bâtisse remontant au XVème.
Château de Gajun (XIXème – XXème) : le château s’inspire du classicisme français.
Barrais-Bussolles :
Château de Bussolles (XIVème) : une ancienne tour carrée, qui flanquait autrefois l’entrée, atteste de l’ancien cachet seigneurial.
Château de Montjournal (XIIème – XVIIème) : aujourd’hui vestige, le château était carré et flanqué de tours d’angles. La légende d’un trésor entraina sa dégradation.
Château de Barrais-Bussolles : propriété des descendants de la famille Campionnet (fondateur des Forges de Geugnon).
Tour Pourçain (Moyen-Age, ISMH*) : autrefois crénelée, elle a perdu sa partie supérieure fortifiée. Cette tour fut transformée en chapelle au début du XXème.
Bert :
Château de la Bêche (XVème – XIXème) : en juillet 1632, Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII dort une nuit au château lors de son passage dans le village avec son armée.
Billezois :
Château des Girauds (1876) : sa particularité est l’alternance de pierres et de briques dans les encadrements des ouvertures qui se rejoignent pour former des rayures.
Isserpent :
Château Roux (XVIème) : le manoir actuel est un étroit corps de logis avec deux tours d’angle, dont l’une abrite un escalier à vis en pierre de Volvic.
Château de Beauplan (XIXème): construit en pierre et en brique, la sobriété de son style contraste avec de nombreux manoirs bâtis dans le bourbonnais à cette époque.
St-Etienne-de-Vicq :
Château de Verseilles (XVème, ISMH*) : de ce château, reste un corps de logis rectangulaire avec deux tours d’angle sur l’une des façades et une tour d’escalier sur l’autre.
St-Pierre-Laval :
Château de la Tour-Chalabran (XVIème) : le château possède une tour ainsi qu’une curieuse fenêtre en pierre guillochée.
Château de la Faige (XVIIème) : ce manoir de style Louis XIII est édifié sur un fief plus ancien dont subsistent des murs fortifiés à l’entrée du domaine.
Château de Beauvert (XIXème) : cette demeure, en brique et ardoise, à remplacé une modeste construction.
Servilly :
Château de Gléné (XIVème – XVIIIème) : remanié au XVIIIème, le château conserve de son époque de construction deux tours, une salle basse et un guet en bon état au sommet de la tour sud.
Prolongez votre balade le long du val de Besbre… De nombreux châteaux sont à découvrir : Chavroches, Jaligny, Thoury, Beauvoir, Châtelperron …
* ISMH : Inventaire supplémentaire des monuments historiques
MH : Monuments historiques